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Prévenir ou guérir ?



 

Le lien perdu avec le corps

Le corps a besoin qu’on lui dise à quel point il est précieux… Il est comme un enfant : sans attentions, sans marques d’affection, il dépérit. On a souvent avec lui l’attitude du parent focalisé sur son portable : on part du principe que s’il ne se manifeste pas, c’est qu’il va bien. Or, entre le corps et nous, c’est une relation d’amour qui doit se construire. Un lien qui fait en sorte que nous sommes attentifs au point que si un petit désordre se manifeste, nous tentons d’emblée d’en chercher la cause sans attendre que les choses empirent.

 

Pourtant, ce n’est généralement pas ce qui se passe. Nous courons dans nos journées remplies, inattentifs à ces signaux que le corps envoie sans cesse pour nous avertir de petits déséquilibres. Ceux-là n’arrivent le plus souvent à notre conscience que lorsque le mal a déjà pris ses quartiers, et il faut alors déployer l’artillerie lourde pour se débarrasser du rhume qui a viré en bronchite, brandir les corticoïdes pour gérer la petite douleur au genou qui s’est transformée en grosse inflammation, dégainer les somnifères pour éteindre un peu l’angoisse qui nous réveille la nuit…

 

Les dangers du manque d'écoute du corps...

Et si on reprenait un peu le dessus pour entendre enfin nos cris du corps ? Ces appels à l’attention que le corps fait émerger par les petites douleurs, les blocages, les infections à répétition… Si l’on porte notre attention sur ces petits signes, nous avons la possibilité d’apprendre beaucoup sur nous et ce qui nous habite, ce qui nous effraie, ce qui nous agite à l’intérieur. En prenant la mesure de nos manifestations physiques, nous avons le pouvoir d’agir pour prévenir les grands maux. Cela suppose une mise à l’écoute de nous-même. Une attention soutenue et permanente de ce qui émerge au fil des jours dans le corps.


Cela suppose surtout que nous prenions des temps dans nos journées pour cesser le mouvement, se regarder vivre et s’entendre respirer. Je croise souvent dans ma roulotte des personnes qui n’ont aucun espace pour eux dans leur vie. Elle est tout entière dédiée à la famille, le travail, les amis, les obligations de toute sorte. Mais à aucun moment de la journée, ils n’ont cette respiration qui peut s’étirer sur de longues minutes pour simplement « être ». Le corps étouffe dans ce cycle sans fin d’activités et de tâches. Il n’a plus le temps de se poser, de se recharger. En physiologie, on parle d’activation du système orthosympathique. Celui-ci impose la secrétion d’hormones comme l’adrénaline, l’epinephrine, qui induisent un rythme soutenu dans le corps. Et le stress désactive le système parasympathique, chargé de ces fonctions si importantes que sont la digestion, le bon fonctionnement du système immunitaire, la reproduction… On « choisit » dans ces rythmes de vie accélérés de miser sur le fonctionnement de certains organes (cœur, poumons, muscles) jusqu’à l’épuisement, au détriment d’autres fonctions (estomac, intestins, rate et système lympathique) qui finissent aussi par dysfonctionner, faute de pauses restoratives.


 Renouer avec soi

Je suis tombée malade gravement à plusieurs reprises dans ma vie. Et j’ai compris que je ne m’étais pas écoutée, chaque fois. Perdue dans mon rôle de mère, de femme, de fille, d’amie… Je ne m’étais pas laissé la moindre place pour moi. La leçon a été lente à intégrer. J’ai appris à mettre en place une routine qui me faisait du bien : yoga, écriture, lecture, méditation, marche… Chaque jour, j’offre à mon corps une pause, une respiration bienvenue pour laisser à mon corps l’espace nécessaire pour reprendre de l’énergie. Etant donné que mon corps est mon outil de travail (je ne peux pas pratiquer le shiatsu, discipline qui peut être très physique, avec des problèmes de dos ou articulaires !), il est crucial pour moi de l’entretenir ! Je ne peux pas me permettre de ne pas dédier du temps à son bon fonctionnement, pas plus que je ne peux me permettre de tomber malade ! Et cette énergie que je cultive en moi, c'est mes patients qui en bénéficient 😄


En médecine traditionnelle chinoise, les maux du corps ont souvent des racines avec les émotions. Chaque cri du corps manifeste très souvent une problématique émotionnelle cachée qui s’exprime de cette façon pour être prise en compte. Les migraines et autres problèmes de tendons sont liés à l’émotion de la colère. Les problèmes digestifs peuvent manifester une anxiété et une rumination excessive. Les problèmes respiratoires sont souvent l’expression d’une tristesse et les pathologies du système urinaire peuvent signer des peurs qui sont ignorées. Il importe à chacun de comprendre ce que le corps veut dire. Il est surtout essentiel d’apprendre à se mettre à son écoute. D’entretenir des routines saines pour lui, qui lui montrent que nous le valorisons et sommes prêts à investir pour lui du temps et de l’énergie, de l’argent et des exercices pour qu’il se porte au mieux. Perdre la santé, c’est perdre une partie de soi qui est fondamentale. N’attendons pas que le corps se mette à hurler.


Les médecines douces à la rescousse du corps !

Les médecines douces sont là pour cela : elles entretiennent dans le corps un état de bien-être, préviennent les pathologies bien en amont, désamorcent les déséquilibres et assurent au corps une hygiène de détente et de bien-être propice à la bonne santé. Le shiatsu est dans ce domaine très complet, puisqu’il intègre à la fois les aspects physiques, émotionnels et mentaux. Un petit shiatsu par mois, c’est le gage d’une santé de fer, et surtout d’un nouveau rapport au corps plus attentif ! Hier soir, un patient m’a déclaré que le shiatsu que je lui avais fait il y a quelques mois lui a permis de ne plus avoir de migraines pendant 3 mois ! Je lui avais fait un hytsu, intégrant ainsi une problématique liée à la colère qui se manifestait dans ses migraines…

Et si on s’autorisait à ne prendre soin de soin tout le temps ?

 

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