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Manque ou gratitude ?


Il arrive souvent que des personnes célibataires viennent consulter en hypnose à la roulotte. Chez ces personnes, j’observe souvent une sensation de vide très prégnante qui se manifeste. L’autre, celui que l’on attend, doit venir combler ce vide par sa présence. Cet autre est espéré, rêvé, fantasmé parfois, parce qu’on lui donne le rôle de venir donner les réponses que l’on aimerait avoir sur sa vie. Réponses aux questions qui se posent à soi sur notre rôle, notre but, notre façon d’être regardé, aimé…

C’est en réalité une grosse responsabilité que d’être ainsi investi de ces missions invisibles qui se déposent sur chaque personne rencontrée dans le cadre de la relation amoureuse. A l’origine de ce vide, il y a la sensation de manque. C’est comme si nous laissions à une autre personne le soin de définir qui nous sommes et comment nous devrions fonctionner: nous sommes dépourvus de cela faute d’avoir l’autre pour jouer ce rôle. Cela conduit à rendre visible la solitude triste qui nous habite, et que seul l’autre peut venir interrompre, ce qui nous fait souffrir faute de pouvoir obliger l’autre à être dans notre vie...

Car nous ne pourrons jamais contrôler les autres. Jamais. C’est une certitude de l’existence. Impossible d’enchaîner quelqu’un à soi, de lui intimer l’ordre de ne jamais nous quitter. Bien sûr, des moyens manipulatoires existent pour y arriver, mais cela n’est alors pas de l’amour...

Il me semble en fait que le problème est mal posé. Il ne s’agit en effet pas de combler un vide, mais de réaliser le plein de notre vie. On a tendance naturellement à tout teinter selon l’état d’esprit que nous cultivons le plus : si c’est le manque qui fait le filtre, je ne verrai que ce que je ne possède pas.

Alors que si je choisis sciemment de me concentrer mon attention sur ce qui se trouve dans ma vie, la donne est toute différente. Cela invite à un petit travail de découverte et de non jugement. J’ai… des amis, un travail que j’aime, des enfants extras, des parents avec lesquels j’ai une bonne relation… Faites en une liste s’il le faut, mais prenez le temps de réaliser des choses aussi simples que : je peux marcher, courir, parler, je vis dans un pays libre où je peux exprimer ce que je pense, j’habite dans un endroit très beau où les arbres sont présents partout et m’apportent une véritable sérénité, je sais lire et j’ai accès à des milliers d’ouvrages qui me permettent de m’évader et d’apprendre… Tout est propice à l’expression de la gratitude. Même les passages, les rencontres plus difficiles de notre vie pourraient amener sur ce chemin : si je n’avais pas rencontré X en 2022, je n’aurais sans doute jamais réussi à brisé tel schéma !

C’est un peu comme si on décidait, consciemment, de changer de lunettes ! Rien n’a changé dans notre vie, mais au lieu du vide, on se met à voir le plein. Et à force de cultiver les moments où l’on se rend présent à soi-même, où l’on se met à sa propre écoute, où l’on s’entraîne à rester dans l’instant présent, on réalise que la personne qui manquait le plus dans notre vie n’était autre que… nous-même ! En se mettant au centre de notre existence, nous en arrivons à comprendre que c’est de nous qu’il faut d’abord tomber en amour. Le bonheur est à ce prix ! Et alors, seulement alors, pouvons-nous attirer dans notre vie une personne qui viendra accompagner la belle relation que nous avons avec nous-même…


Comme une jolie cerise sur notre savoureux gâteau !


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