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L'acceptation en 5 étapes...

Dernière mise à jour : 3 janv.



Pourquoi accepter ?

L’acceptation, c’est la capacité à accueillir un événement, une émotion, une pensée sans offrir de résistance. C’est s’épargner la souffrance de s’opposer à ce qui est, attitude qui ne permet pas de rester serein face à ce qui se produit dans notre vie. Accepter, c’est aussi une écoute, une attitude d’ouverture et de non jugement. Voyons comment y arriver plus facilement, lorsqu’une donnée nouvelle s’impose à nous…


Etape 1 Reconnaître

Un événement arrive, une émotion s’invite, une pensée survient… Nous avons tendance à vivre sans conscience de ce qui se produit, comme s’il s’agissait d’un film ininterrompu dans lequel nous jouons, mais sans savoir que nous y figurons ! L’acceptation passe par la reconnaissance que quelque chose s’est produit, c’est évident et pourtant nous n’y prêtons pas attention. Prendre un pas de recul, se poser quelques secondes pour reconnaître qu’un élément nouveau est arrivé constitue une étape indispensable dans l’acceptation : « Je suis en colère. Cela me rend mal à l’aise et me perturbe, mais c’est ce que j’identifie à l’instant T ». Je reconnais que l’événement, l’émotion, la pensée est là. Point à la ligne.


Etape 2 Ressentir

Autre petit pas de côté : je ressens en moi les effets de ce qui s’est produit. Il est important en effet de prendre le temps d’identifier l’impact de qui arrive sur moi, et comment cela résonne en moi. Ici, il est crucial d’adopter une attitude bienveillante et dénuée de tout jugement, comme si nous étions notre meilleure amie : « Je constate qu’apprendre le départ de X pour un autre pays me rend triste parce que c’est une personne qui m’est proche et que j’aime voir chaque semaine… ».


Etape 3 Accueilir sans résister

Lorsque quelque chose s’oppose à ce que nous pensons, voulons ou avons décidé, nous avons tendance à écouter l’ego qui nous pousse à résister, à lutter. Nous n’avons pas envie de ressentir que le pouvoir sur notre vie nous échappe, et le réflexe est de vouloir changer les choses. En faisant cela, nous n’acceptons pas ce qui est, et nous causons de la souffrance sans le savoir. L’autre attitude possible est de prendre acte, simplement. Accepter, c’est reconnaître la réalité d’une chose. Il sera bien temps ensuite, si nous jugeons que c’est nécessaire, de réagir et d’agir. Mais il est vital de comprendre qu’une chose s’est produite et qu’il est impossible de faire en sorte qu’elle ne soit pas arrivée ! Il s’agit donc d’accueillir, de dire au monde : « ma société doit fermer, c’est un fait. Cela me rend triste et en colère, mais je ne cherche pas à résister à cette nouvelle et je l’accepte ».


Etape 4 S’occuper de l’émotion

Pour mieux vivre quelque chose que nous trouvons difficile à accepter, il est important de s’occuper de la part de nous qui réagit à ce qui est. Je vous invite à prendre un moment pour vous, pour absorber ce qui vient d’arriver et le métaboliser intérieurement. Identifier l’endroit du corps où s’exprime l’émotion (la gorge, l’endroit du cœur, le ventre…) et poser ses mains dessus. Soyez comme le parent bienveillant qui entoure l’enfant de ses bras pour le consoler. Prenez quelques respirations profondes pour être présent à l’émotion qui a besoin de s’exprimer, sans chercher à rien changer. Il est très important de sentir que vous prenez acte, et que vous vous autorisez aussi à ressentir la réaction de votre corps à ce qui est arrivé.


Etape 5 S’entraîner !

L’acceptation est un exercice de haute voltige, car la tendance naturelle de l’être humain est de résister, de vouloir contrôler et de s’opposer à ce qui est. Cela demande donc une attention de tous les instants pour parvenir à dépasser ce réflexe pour se demander en permanence : « ai-je accepté ce qui vient de se produire ? Ai-je fait une place à l’émotion qui s’est invitée ici ? Ai-je accepté que cette pensée tourne en boucle dans ma tête ? ». La non réaction à ce qui est, est ici primordiale : en ne résistant pas à ce qui s’est produit, on s’offre un espace pour poser les choses et les digérer. Il sera toujours temps, après, d’agir si cela est nécessaire. Mais accepter que les choses soient ainsi, et pas comme on aurait voulu qu’elles soient, est le début d’un beau travail sur notre manière de vivre…

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